I have a dream : “être un patron successful et aimé”

« Ce matin, comme tous les matins, je rejoins mon entreprise: ma passion et le miroir de mes ambitions. Voiture garée, je prends l’ascenseur, direction “mon bureau”. Sauf que ce matin n’est pas comme les autres : moi seul le sais, c’est mon anniversaire. Ce sera mon secret personnel de la journée : cette fameuse date qui pince le cœur, celle du bilan personnel et professionnel, surtout quand depuis tant d’années on ne ménage pas sa peine. »

Moi… ZARA… leader inspirant et ému aux larmes !

Amancio Ortega, fondateur espagnol de ZARA, n’a jamais autant pleuré qu’à ce moment précis où … arrivant du parking, les portes de l’ascenseur se sont ouvertes sur ses 162 000 collaborateurs venus célébrer (en toute intimité) son secret du jour. Emporté par un feu d’artifice d’énergie, il assiste à une incroyable communion festive de joie, d’amour et de fierté d’appartenance à l’aventure ZARA ! Voir la vidéo en fin d’article

Lui-même les a emportés dans sa fabuleuse aventure : celle du vendeur de chemises à l’âge de 14 ans devenu l’emblème de la « mode rapide » à 80 ans. 5 dates ont marqué son parcours :

  • 1975 et l’ouverture de ses 5 premières boutiques…
  • …1985 et l’apparition de l’emblématique marque ZARA…
  • …1988 et le début de son internationalisation…
  • …2011 et son entrée en bourse…
  • …enfin, 2017 et ses quelques 7000 boutiques dans 93 pays !

Le secret de cette réussite ?

D’abord un Business Model disruptif : finie la production en masse de vêtements, vendus pendant 6 mois puis ensuite soldés ; bienvenues les petites séries mensuelles, rapidement renouvelées. Zara gère ainsi des stocks réduits et propose des produits rares et originaux qui suscitent plus de ventes. Un produit ne marche pas ? Pas de souci, il est tout de suite ôté des rayons. Un nouveau modèle naîtra dans 15 jours. Un produit rencontre du succès ? Très bien, on fera peu de réassort, et on pensera à le recycler à un autre moment en gardant l’essentiel du modèle avec quelques détails en plus. Ainsi Zara est devenue la marque tendance qui ne se répète jamais. Des usines partout dans le monde ? Pas du tout : tout vient d’Espagne, envoyé en 48h aux magasins du monde entier avec 2 réapprovisionnements par semaine. Voilà pour le Business Model un brin transformant dans ce milieu conventionnel du textile.

Voyons l’homme, le leader : Amancio Ortega mange à la cantine tous les jours, n’est jamais dans son bureau, sillonne de 9h à 22h les usines et plateformes de sa marque pour y résoudre d’éventuels problèmes et surtout, motiver ses salariés. Il ne connait que la simplicité et fuit les medias. Lors de l’introduction en Bourse, il offre 50 actions par salarié et par année d’ancienneté. Une initiative rare qui favorise l’ouvrière la plus fidèle plutôt que le cadre fraîchement embauché ! C’est donc une sincère ferveur que lui témoignent dans ses bureaux espagnols et dans tous les bureaux et boutiques du monde entier (par écrans interposés) ses 162 000 salariés, ferveur-miroir d’un leadership simple et sincère, d’un business model disruptif et d’un succès collectif.

Et vous ? Pourquoi vous suivrait-on ? Pourquoi vous aimerait-on ?

Comment être « l’Amancio Ortega » de votre entreprise ? Quelles limites vous freinent ?

Tout d’abord proposer un « nouveau monde » désirable : c’est le leadership de la vision, qui met en marche. Sommes-nous vraiment disruptifs ? En la matière impossible de tricher : une transformation touche au cœur et les collaborateurs savent distinguer ce qui sonne juste de ce qui sonne faux, le périphérique (réorganisation, digital…) de l’intrinsèque.

Etre disruptifs par conviction ! Portons-nous cette vision au cœur, sommes-nous sincèrement alignés, la reconnaissons-nous en nous, nous reconnait-on en elle ? Lui sommes-nous fidèles dans le temps ? Cohérents ? Sommes-nous reconnaissants envers celles et ceux qui la portent avec nous ? : c’est le leadership du cœur. C’est souvent cet alignement-là, que nous devons travailler en tant que dirigeant-e pour conduire solidement des transformations, être suivi-e et reconnu-e.

Le succès est contagieux, il convainc et il entraîne : c’est le leadership du résultat. Voilà assurément ce qui fait aimer son patron et qui donne ce sentiment de fierté collective. Vous suivre dans l’inconnu, ok ; vers un futur désirable, ok ; mais un futur accessible, tangible et qui fait la preuve de son succès. Qui aime contribuer à l’échec ?

Leadership et transformation ne sont cependant ni des process ni des postures transposables d’une entreprise à une autre. Ce sont des dimensions intrinsèques à chaque organisation, à chaque dirigeant, Les limites qui freinent leur expression sont nos difficultés à voir ce qui nous habite déjà (notre potentiel) en tant que dirigeant / équipe dirigeante / organisation : ceci requiert un travail au cœur, au niveau de la direction, puis un travail d’alignement, individuel et collectif. Ce travail est générateur de la vision.

Se voir au cœur, se voir en grand !

« Nouveau monde cherche nouveaux dirigeants » (1) ? Oui assurément. Nombre d’entreprises sont en transformation vers un nouveau monde. Et le leadership est LA posture pour conduire des transformations réussies, la posture de dirigeant « classique » ne le permet pas. Or le leadership d’aujourd’hui est exigeant car il nécessite, dans la sincérité, de (se) voir au coeur pour (se) voir en grand. Et c’est ainsi que nous pouvons être un-e dirigeant-e du XXIème siècle : successful, suivi-e et aimé-e.

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *