2019 : 4 incontournables pour inspirer votre leadership
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A nouvelle année, nouvelles pratiques ! Il est temps de faire peau neuve… Si vous ne bougez pas vous-même, n’imaginez pas mettre en mouvement les autres : n’imaginez donc pas « leader ». Rappelons-le : le « leadership » est LA posture pour mener les transformations. Transformation individuelle ou transformation collective à mener dans votre organisation ? Voici 4 incontournables du leadership et quelques liens pour inspirer votre début d’année 2019 et déployer le vôtre.

« Disruptez, Changez de paradigme ! »

Pour changer le (de) monde, changez la manière de voir, changez de lunettes :  il existe des alternatives à tout car assurément rien n’est inscrit dans le marbre. Un changement de paradigme induit de toutes autres règles et une toute autre manière de fonctionner dans un secteur donné. A ce titre, je vous recommande la lecture du livre « Elon Musk » de Ashlee Vance : cet homme est à l’origine de 3 entreprises qui changent les paradigmes de 3 industries « lourdes » du XXème siècle : le système bancaire avec Paypal, l’aérospatiale avec Space X et l’automobile avec Tesla. Je vous invite à découvrir comment, à partir d’une vision du « nouveau monde » dans ces 3 domaines, il met l’évolution de la technologie au service de l’atteinte de ces visions et non pas comme une fin en soi.

A ne pas manquer également, la conférence de Gunter Pauli, entrepreneur belge éminemment sympathique qui « disrupte » partout où il passe et vous transmet comme une évidence, cette nécessité et possibilité de changer … tout. Il est celui qui donne « le goût d’avoir peur », il est un dompteur de « ya ka » et un dompteur de « faut qu’on » qui – en un (presque) claquement de doigt – vous remplace le pétrole par de l’artichaut pour produire du plastique, vous remplace le Wifi par le Lifi, pour vous libérer des Big Data. Je vous recommande cette vidéo inspirante et enseignante sur l’incarnation du leadership humaniste : vision, disruption, simplicité dans sa communication, conscience humaniste. https://www.youtube.com/watch?v=Q-xY718Eoik

« Do Less, Lead More »

Manager ou Leader, quelque part il faut choisir, ces postures-là ne sont pas les mêmes. On ne peut pas en même temps être en haut du phare et dans la salle des machines, il convient d’alterner. Manager ou Leader ? 2 postures, 2 espaces, 2 temporalités, 2 modes de communication différents qu’il convient d’agir à bon escient dans votre quotidien. Leader n’est pas déléguer mais donner l’autonomie à vos collaborateurs pour essayer, entreprendre, faire des erreurs et atteindre le « monde d’après » que vous dessinez ensemble. Vous concernant, il vous faudra inspirer, donner envie, soutenir, être généreux en énergie et en pédagogie, encourager les initiatives, convaincre, déployer les potentiels, gérer les peurs et inlassablement maintenir le mouvement, pour voir naître cet « ailleurs » chéri. Exit donc le manager qui fait et fait faire. Leader la transformation n’est pas gérer la transformation. Cette dernière posture doit représenter une faible part dans votre quotidien, 30% devrait suffire. Pour nourrir votre compréhension de ces différences, et votre pratique, je vous invite à participer au Webinaire (gratuit) du 23 janvier, 17h, sur « Leadership & Transformations » (8 places restantes) : https://www.lecampus.online/conferences/nathalie-rodary

« Faites simple »

Qu’il semble difficile de faire simple ! Eh oui. La simplicité touche à l’essentiel, à ce qui reste au cœur quand on a enlevé ce qui encombre et complique. La simplicité est l’œuvre de l’esprit, pas du mental. Bonne nouvelle, ne vous torturez plus les méninges et par la même occasion, celle des autres. Alors qu’il s’agisse de votre communication, de la vision que vous défendez, de vos organisations, de vos méthodes, il est grand temps d’apprendre à faire simple. C’est ainsi que vous convaincrez et engagerez vos collaborateurs / partenaires / investisseurs à vous suivre … et vous assurerez par la même occasion de la cohérence et de la force de vos idées.

Voici 2 exemples de simplicité. Tout d’abord Coco Chanel pour sa vision. La créatrice a révolutionné la mode en libérant les femmes des carcans vestimentaires de l’époque. Elle a apporté la simplicité des formes, des couleurs et des usages et permis ainsi aux femmes de pouvoir s’habiller vite et seules (eh oui !) : en bref, d’être libres de leurs mouvements. C’est une très bonne source d’inspiration si vous voulez gagner en agilité interne et externe face à des marchés qui évoluent sans cesse.

Le second exemple de simplicité est celui des mots. La communication d’un Leader est impactante car c’est ainsi qu’elle met en mouvement. Il ne s’agit ni d’éloquence, ni de littérature, ni de faire du bruit, mais de viser à l’essentiel, et d’être visuel. Alors ne vous privez pas d’une relecture du Petit Prince de Saint-Exupéry.

Pour finir, voici en bonus, une vidéo inattendue pour comprendre simplement et concrètement ce qu’est un changement de paradigme : Isabelle Padovani et le suppositoire. Simple et efficace ! Très drôle et … tout est dit.

« Créez le mouvement »

Le leadership est l’art de mettre en mouvement derrière soi : c’est énergétique. Inspirez-vous de la vidéo de Derek Sivers qui explique avec humour, lors d’une conférence TedX : « comment démarrer un mouvement ? ». Selon lui, pour qu’un leader existe, il faut être deux. Car, somme toute, le suiveur est celui qui vient transformer le marginal en vrai leader. Pour cela, Derek prend l’exemple d’un homme dansant seul au milieu d’un parc. Une personne le rejoint, puis une troisième, puis beaucoup d’autres … non sans avoir longuement hésité. Mais plus il y a de personnes qui se joignent au mouvement, moins il y a de risque pour celles-là. Ce sont d’ailleurs ceux qui resteront dans l’herbe au lieu de danser qui finiront par se sentir ridicules et marginaux. A ce stade, la transformation est actée. Au final, même si le leader (le pionnier) recevra tout le mérite, c’est bien au niveau du suiveur que l’acte de transformation commence. Alors vous aussi créez le mouvement, donnez aux autres l’envie de vous suivre et surtout, encouragez les suiveurs, sans lesquels vous n’êtes qu’un créatif solitaire ! Et pour les suiveurs, ayez le courage d’être ce marginal qui se lève car en cela vous êtes un agent de transformation !

Enfin, fan de foot ou pas, ne vous privez pas de (re)visionner le replay de « 2ème étoile » le documentaire sur l’ascension des Bleus à la 1ère marche du podium. Il est riche d’enseignements sur le leadership de Didier Deschamps, le leadership de son staff, puis celui de toute l’équipe de France dans sa capacité à mettre en mouvement un pays entier derrière soi.

2019 ?
Je transforme, Tu transformes
Nous Transformons

Pas de transformation sans leadership pour les mener. Et tout mouvement commence par vous : faites peau neuve, intégrez cette nouvelle dimension, changez de paradigme, managez moins, leadez plus, faites simple et créez le mouvement. Nous sommes là pour vous aider à transformer … joyeusement.

En avant et Meilleurs Vœux !

I have a dream : “être un patron successful et aimé”

« Ce matin, comme tous les matins, je rejoins mon entreprise: ma passion et le miroir de mes ambitions. Voiture garée, je prends l’ascenseur, direction “mon bureau”. Sauf que ce matin n’est pas comme les autres : moi seul le sais, c’est mon anniversaire. Ce sera mon secret personnel de la journée : cette fameuse date qui pince le cœur, celle du bilan personnel et professionnel, surtout quand depuis tant d’années on ne ménage pas sa peine. »

Moi… ZARA… leader inspirant et ému aux larmes !

Amancio Ortega, fondateur espagnol de ZARA, n’a jamais autant pleuré qu’à ce moment précis où … arrivant du parking, les portes de l’ascenseur se sont ouvertes sur ses 162 000 collaborateurs venus célébrer (en toute intimité) son secret du jour. Emporté par un feu d’artifice d’énergie, il assiste à une incroyable communion festive de joie, d’amour et de fierté d’appartenance à l’aventure ZARA ! Voir la vidéo en fin d’article

Lui-même les a emportés dans sa fabuleuse aventure : celle du vendeur de chemises à l’âge de 14 ans devenu l’emblème de la « mode rapide » à 80 ans. 5 dates ont marqué son parcours :

  • 1975 et l’ouverture de ses 5 premières boutiques…
  • …1985 et l’apparition de l’emblématique marque ZARA…
  • …1988 et le début de son internationalisation…
  • …2011 et son entrée en bourse…
  • …enfin, 2017 et ses quelques 7000 boutiques dans 93 pays !

Le secret de cette réussite ?

D’abord un Business Model disruptif : finie la production en masse de vêtements, vendus pendant 6 mois puis ensuite soldés ; bienvenues les petites séries mensuelles, rapidement renouvelées. Zara gère ainsi des stocks réduits et propose des produits rares et originaux qui suscitent plus de ventes. Un produit ne marche pas ? Pas de souci, il est tout de suite ôté des rayons. Un nouveau modèle naîtra dans 15 jours. Un produit rencontre du succès ? Très bien, on fera peu de réassort, et on pensera à le recycler à un autre moment en gardant l’essentiel du modèle avec quelques détails en plus. Ainsi Zara est devenue la marque tendance qui ne se répète jamais. Des usines partout dans le monde ? Pas du tout : tout vient d’Espagne, envoyé en 48h aux magasins du monde entier avec 2 réapprovisionnements par semaine. Voilà pour le Business Model un brin transformant dans ce milieu conventionnel du textile.

Voyons l’homme, le leader : Amancio Ortega mange à la cantine tous les jours, n’est jamais dans son bureau, sillonne de 9h à 22h les usines et plateformes de sa marque pour y résoudre d’éventuels problèmes et surtout, motiver ses salariés. Il ne connait que la simplicité et fuit les medias. Lors de l’introduction en Bourse, il offre 50 actions par salarié et par année d’ancienneté. Une initiative rare qui favorise l’ouvrière la plus fidèle plutôt que le cadre fraîchement embauché ! C’est donc une sincère ferveur que lui témoignent dans ses bureaux espagnols et dans tous les bureaux et boutiques du monde entier (par écrans interposés) ses 162 000 salariés, ferveur-miroir d’un leadership simple et sincère, d’un business model disruptif et d’un succès collectif.

Et vous ? Pourquoi vous suivrait-on ? Pourquoi vous aimerait-on ?

Comment être « l’Amancio Ortega » de votre entreprise ? Quelles limites vous freinent ?

Tout d’abord proposer un « nouveau monde » désirable : c’est le leadership de la vision, qui met en marche. Sommes-nous vraiment disruptifs ? En la matière impossible de tricher : une transformation touche au cœur et les collaborateurs savent distinguer ce qui sonne juste de ce qui sonne faux, le périphérique (réorganisation, digital…) de l’intrinsèque.

Etre disruptifs par conviction ! Portons-nous cette vision au cœur, sommes-nous sincèrement alignés, la reconnaissons-nous en nous, nous reconnait-on en elle ? Lui sommes-nous fidèles dans le temps ? Cohérents ? Sommes-nous reconnaissants envers celles et ceux qui la portent avec nous ? : c’est le leadership du cœur. C’est souvent cet alignement-là, que nous devons travailler en tant que dirigeant-e pour conduire solidement des transformations, être suivi-e et reconnu-e.

Le succès est contagieux, il convainc et il entraîne : c’est le leadership du résultat. Voilà assurément ce qui fait aimer son patron et qui donne ce sentiment de fierté collective. Vous suivre dans l’inconnu, ok ; vers un futur désirable, ok ; mais un futur accessible, tangible et qui fait la preuve de son succès. Qui aime contribuer à l’échec ?

Leadership et transformation ne sont cependant ni des process ni des postures transposables d’une entreprise à une autre. Ce sont des dimensions intrinsèques à chaque organisation, à chaque dirigeant, Les limites qui freinent leur expression sont nos difficultés à voir ce qui nous habite déjà (notre potentiel) en tant que dirigeant / équipe dirigeante / organisation : ceci requiert un travail au cœur, au niveau de la direction, puis un travail d’alignement, individuel et collectif. Ce travail est générateur de la vision.

Se voir au cœur, se voir en grand !

« Nouveau monde cherche nouveaux dirigeants » (1) ? Oui assurément. Nombre d’entreprises sont en transformation vers un nouveau monde. Et le leadership est LA posture pour conduire des transformations réussies, la posture de dirigeant « classique » ne le permet pas. Or le leadership d’aujourd’hui est exigeant car il nécessite, dans la sincérité, de (se) voir au coeur pour (se) voir en grand. Et c’est ainsi que nous pouvons être un-e dirigeant-e du XXIème siècle : successful, suivi-e et aimé-e.

 

Au secours, je dois gérer l’hypercroissance !

Je dois ouvrir 80 nouveaux sites d’ici 2022, tripler de salariés en 2 ans, passer à l’international dans 4 nouveaux pays cette année, faire une nouvelle levée de fonds l’année prochaine et 3 acquisitions externes et mon chiffre d’affaire qui s’emballe en doublant tous les 8 mois. Au secours ! Par quoi je commence ?

D’après une étude d’avril 2018 de KPMG, pour 71% des dirigeants ayant mené une hyper-croissance, l’humain est en tout premier lieu au cœur de la réussite de ces passages de cap.

Ils l’ont fait, alors pourquoi pas moi ?

Recruter les meilleurs talents est crucial, me confirme Frédéric Mazzella CEO de Blablacar. Alors on devient créatifs : on cultive notre ADN « Fun & Serious ». On invente le hashtag #ReviensLéon pour recruter 50 français de la Silicon Valley par trimestre. On utilise le « Acqui hiring » pour se développer à l’international par l’acquisition d’une équipe déjà existante, option plus solide et économique que le recrutement ex-nihilo d’une équipe. Et 500 000 de nos clients sont nos ambassadeurs qui nous aident à maintenir une qualité de service irréprochable.

Le bon modèle de gouvernance est l’atout-clé, témoigne Nestor, start-up de la restauration livrée dans les quartiers d’affaires : une gouvernance « alignée et réactive ». Nous sommes trois amis d’enfance qui avons décidé d’un modèle économique simple (menu unique au prix de 15 euros et livré en 20 minutes) qui nous a fait gagner en rentabilité à petite échelle, avant de passer à la grande. Et puis, il y a le partage d’une même ambition, formulée très clairement et un alignement des équipes en cuisine afin d’obtenir la même excellence opérationnelle et la même qualité partout.

Chez Châteauform’, passée de 100M€ à 200M€ en seulement 2 ans, on me parle de « chaleur ajoutée ». La recette ? Daniel Abittan, son PDG revendique une entreprise gérée par les valeurs et non par les process. Le constat : l’humain est au cœur de la stratégie d’entreprise et est le seul facteur d’accélération ou de non accélération. D’ailleurs 20% de la rémunération des équipes est reliée au taux de satisfaction client.

Quant à Octave Klaba, patron d’OVH, déjà passé de 0 à 2 000 salariés en 18 ans tout en ambitionnant le recrutement de 13 000 salariés pour 2025, c’est aussi le constat qu’il est plus simple et rapide de recruter des talents en les maintenant dans leur écosystème familial et social que de tous les faire venir à Roubaix.

Et quelle est la recette d’AB Tasty qui fonce à 100% de croissance de CA/an depuis 2011 ? Cultiver le cœur de l’ADN, l’esprit collaboratif et se réorganiser constamment. Par exemple, tout nouveau se voit offrir un kit de démarrage comprenant un livret pour faciliter le « on boarding » ainsi que tasse et t-shirt à son nom et aux couleurs de l’entreprise. Et surtout, un programme 15 jours de formation avant la prise de responsabilités.

Et Spotify, passé en 8 ans de 0 à 1 500 salariés ? Le Must de l’innovation managériale et le plus inspirant. Une organisation agile structurée en petites équipes (Squad, Tribus, Chapter) regroupées conjointement en mode projet et mode métier, écosystèmes apprenants et centrés sur la résolution de problèmes. Son secret ? L’alignement de chaque «équipe» sur la stratégie d’entreprise et la pleine autonomie dans la gestion, la résolution ou l’innovation.

L’humain ou le grain de sel qui fait la différence : voilà ce que semblent me dire tous ces dirigeants de l’hyper-croissance.

Mais que signifie « l’humain est au cœur de la réussite » ?

Pour faire bref, il n’y a de problèmes qu’humains ! Pour preuve, enlevez les humains de la planète et vous verrez que tout va bien.

L’humain est au cœur des problèmes, au cœur de la résolution des problèmes et au cœur de la transformation car IL EST l’outil même de la transformation, individuelle et collective.

En phase d’hyper-croissance, ce sont donc les dimensions « humaines » qu’il nous faut résoudre TRES VITE et (si possible) TRES BIEN : une erreur de route en 2CV n’est pas bien grave, mais en FERRARI …

« L’Humain est au cœur » : une idée qui commence par la Tête, soit la GOUVERNANCE, l’équipe de direction. A nouvelle échelle, nouveaux dirigeants, nouvelles exigences. Nulle obligation de changer de dirigeants, mais réelle nécessité de changer de posture en tant que dirigeant … changer de paradigme, de conscience, de mode de management, de co-gouvernance … afin d’être les leaders de la transformation. Allons déjà voir en notre cœur, ce que nous portons, sa légitimité, sa cohérence, sa place unique dans ce processus de « passage de cap ». Faisons-le à titre personnel (chaque directeur) et collectif (l’équipe dirigeante). Car la direction est au cœur de la cohérence.

« L’Humain est au cœur » renvoie ensuite à l’âme de l’entreprise. Une entreprise a toujours vocation de répondre (par un produit ou un service) à une problématique humaine. Le CŒUR, c’est sa raison d’être, unique, porteuse de sens, avec son ADN, ses valeurs et sa culture dont l’équipe dirigeante est normalement l’incarnation. Le CŒUR, c’est son modèle économique (simple, solide et rentable) et son excellence de réalisation. On touche au cœur quand on est dans la simplicité, l’essentiel. Alors le CŒUR est solide pour affronter l’hyper-croissance sans perdre son âme.

La Tête et l’entreprise étant alignées au CŒUR, on peut alors se déployer en sachant autour de qui, autour de quoi.

« L’Humain est au cœur » c’est alors l’équipe : le potentiel de l’entreprise est sans aucun doute lié au potentiel des équipes. L’hyper-croissance de l’une suppose l’hyper-croissance des autres. En tant que dirigeant, vite identifier le potentiel (et non les CV) et la motivation intrinsèque des individus (les écouter pour cela) pour vite placer les bonnes personnes aux bonnes places et vite repenser les périmètres des fonctions pour coller aux besoins – changeants – de l’entreprise, former / coacher avec efficience pour mettre au niveau … devient le challenge.

Déployer le CO chez nous tous, est le second challenge de taille : CO-nfiance, CO-mmunication, CO-hésion, CO-nscience, processus de décision, structuration bénéfique du capital, intégration solide et rapide des nouveaux, faire vivre la CO-mmunauté (comment faire en sorte que tous se connaissent, se rencontrent ?) etc.

AU SECOURS, c’est l’hyper-croissance ! Objectif : éviter les scolioses et les sciatiques ; Structurer rapidement, sans rigidifier ; réadapter, rassurer, gérer les peurs, mon Dieu les peurs ! … et réaligner constamment en rappelant ce CŒUR.

BREF, une obsession : prendre le temps d’aller vite tous ensemble dans la même direction, connectés au CŒUR.

Plus vite on grandit, plus fort les têtes doivent se connecter au cœur.

En grandissant, on connait le risque de perdre son âme. Grandir contient un risque de dispersion, d’incohérence et donc de démobilisation.

L’ingrédient de base de la réussite de notre hyper-croissance est donc en priorité : « l’humain au cœur », à titre individuel, à titre collectif.

Toutefois, ce voyage (courageux) au COEUR est une démarche unique à chaque entreprise. Si les exemples de mes pairs sont inspirants, l’alchimie des ingrédients de base sera bien singulière à ma propre entreprise.

Je dois viser la cohérence et je n’oublie pas : plus vite nous grandissons, plus fort nous devons être alignés au CŒUR … à commencer par les têtes !

Du chaos vers un changement de Monde

Le chaos signe de la mutation

Le Monde entier est entré dans une phase de mutation. Il s’agit d’une rupture. Il s’agit d’un saut quantique : nous ne sommes plus dans un processus d’évolution classique et continu mais dans le passage à autre chose. (…). nous sommes au bout d’une route justement, dans à une impasse, face à un mur.

Le ressentez-vous ?

Le monde est à bout car nous sommes AU BOUT. Et comme toute période qui touche à sa fin, il y a nécessité de changer d’état. Au bout d’une route, le passage à autre chose devient une nécessité vitale.

Vous tournez à droite, vous tournez à gauche … quoiqu’il en soit vous changez de direction.

Nous avons tous fait l’expérience de ce saut quantique et de cette nécessité vitale, à minima 1 fois.

Souvenez-vous, vous étiez un futur nouveau-né : pendant 9 mois vous étiez dans un « système » (vie aquatique dans le liquide amniotique et une forme d’apesanteur, absence de lumière, nourri par le sang, sans respiration buccale, nu et pourtant au chaud), puis vous êtes passé à un tout autre « système » (lumière, oxygène, densité, air, froid, vie terrestre).

Ainsi, vous avez déjà expérimenté qu’au-delà d’une certaine limite dans un « système » donné (un état), vous étiez dans l’urgence vitale de naître à autre chose d’immédiat et de différent, sans quoi vous et votre mère seriez morts. Au changement d’étape (grossesse) se substitue un changement d’état (naissance), ce fameux saut quantique.

Car arrivé « au bout » d’un système, il n’y a plus d’évolution positive possible, il n’y a que dégénérescence. Le saut quantique devient alors indispensable, caractérisé par un avant et un après, tout comme l’arrivée d’internet a constitué un incroyable saut quantique dans le monde des échanges. Le passage de l’avant à l’après est alors très rapide, quasiment comme un interrupteur : éteint, il n’y a pas de lumière; j’appuie, j’ai la lumière.

Aujourd’hui à l’aube de ce 3ème millénaire, il y a la nécessité vitale d’une humanité qui grandit ou meurt. Pour sortir de cette crise (de cette impasse), c’est l’humanité qui doit changer, c’est chacun de nous.

Tous les problèmes que connait la planète sont des problèmes engendrés par les humains. Le monde en est Là car individuellement et collectivement nous en sommes Là, de notre niveau d’évolution.

Ce n’est pas la planète que l’Homme doit sauver, c’est l’Homme qui doit se sauver, se soigner.

La planète souffre car l’Homme est malade. Sans l’Homme, la Planète se porte très bien.

En élargissant sa conscience, l’humanité collectivement peut générer des comportements nouveaux et s’offrir un autre monde. L’« outil » de la mutation n’est pas technologique, c’est l’Homme lui-même. En transmutant il changera de monde et le monde lui-même, par voie de conséquence. La vraie innovation qui nous attend est donc humaine et je le répète, elle n’a rien de technologique. Il ne s’agit pas de créer un « humain augmenté » de toutes les dernières trouvailles médicales et informatiques, ce qui ne ferait  qu’augmenter encore plus notre irresponsabilité face à la vie, il s’agit de faire un saut de conscience.

Le progrès des consciences est LA SEULE VOIE possible d’évolution, aujourd’hui. Et s’il s’agit nécessairement d’un saut quantique, c’est parce qu’il y a urgence.

La montée des extrêmes est indissociable de ce monde devenu chaotique à 7 milliards d’individus.

Dans un monde chaotique où plus grand-chose ne semble tenir la route et où nous sommes au bout, la colère, la frustration et le désespoir de certains se cristallisent dans des groupuscules / mouvements / partis / courants de pensés qui tentent d’imposer des solutions ou d’influer les politiques par des actes ou des propos extrêmes, que ceux-ci soient bons ou mauvais dans leur essence. La réalité est que nous  avons besoin d’ordre et d’harmonie et que l’actuel chaos est devenu explosif pour nombre de personnes sans issues.

Toutes ces manifestations, différentes dans leur forme et leur intensité de réaction, ont en commun néanmoins de pousser … pousser à la chute … l’existant, soit dans l’aveuglement (actes extrémistes) soit de manière éclairée, mais toutes veulent et en appellent au changement. Leur point commun est l’expression d’une souffrance, d’un mal être qui ne veut plus se taire.

 

Le monde d’après ?

Ne croyez pas qu’il est défini. Il demande à être dessiné par nous. Si nous laissons les plus inconscients d’entre nous sur la planète, le dessiner pour les autres, alors l’humanité a du souci à se faire.

Il est grand temps de choisir sa route.

(extraits du livre « Leadership Humaniste® »)

 

Qu’en pensez-vous ?
Répondez-nous dans les commentaires ci-dessous !

Qu’y a-t-il au Coeur ? (humain, entreprise, nation …)

Qu’y a-t-il au Cœur ?

Quel est ce centre ?

Qui étiez-vous avant la naissance de vos parents ?

Que signifie le re-centrage … pour moi individu, pour mon entreprise, pour mon pays ?

Au cœur se trouve la cohérence, en périphérie nos conditionnements. Tous ces conditionnements, par leur incohérence intrinsèque et leur incohérence entre eux, finissent par nous tordre et nous faire perdre notre cohésion, notre unité, individuellement comme collectivement.

 coeur-cerveau

La NON COHERENCE marque la fin nécessaire de notre Monde actuel et appelle à une mutation. Source de souffrances, présente au sein de multiples « entités » (une personne, un couple, un pays, une direction d’entreprise, une doctrine politique, une religion, un système de santé…), l’absence de cohérence remonte aujourd’hui à la surface et fait tout voler en éclat. Jusqu’au climat qui nous fait payer nos inconsciences de comportements par des phénomènes extrêmes sur toute la planète.

La COHERENCE est « unité », elle fait sens et garantit la cohésion. La COHERENCE est ce qui est juste, mais n’a rien à voir avec l’égalité. La cohérence a un rapport avec l’harmonie, pas avec les mathématiques : ce qui est bon pour Pierre, ne l’est pas pour Annie. Ce qui est un bon modèle pour telle société, n’est pas la bonne formule pour telle autre. Ce qui est vrai pour telle entreprise en année N, n’est plus pertinent, cohérent, pour cette même entreprise en année N+5.  Préserver la COHERENCE de chaque « endroit » à chaque instant est une question d’équilibre, de pertinence et de CŒUR.

tore

Voilà où se trouve l’Humanité : au CŒUR, gardien de la cohérence.

Or nous vivons conjointement soit l’uniformisation du monde soit le « joyeux mélange des genres » qui n’est pas tant un éloge à la diversité mais à du grand n’importe quoi.  Les deux produisent de l’INCOHERENCE, du décentrage et de la violence justifiée, dans le sens « cohérente » avec ce décentrage.

NON, tout ne se mélange pas de façon harmonieuse.

NON tout ensemble ne produit pas du beau.

NON l’alchimie des différences n’est pas systématique. Un chef cuisinier le sait, une spécialiste des couleurs le sait, Mozart lui-même le savait puisqu’il disait chercher les « notes qui s’aiment » quand il composait.

La diversité sans la cohérence de ce qui nous unit provoque inévitablement le rejet, les conflits, la dispersion ou le communautarisme. Ainsi des cultures, des populations ou des entreprises aux croyances ou valeurs incompatibles ne se marient pas. Le Monde entier implose et explose de ces « mariages forcés » entre communautés aux cultures incompatibles, de ces stratégies géopolitiques incohérentes menées chez soi par des pays étrangers.

Partout dans nos vies personnelles, et dans nos sociétés, dans nos entreprises nous avons laissé l’incohérence nous envahir :

Pourquoi une Eva Joly à la tête des Verts plutôt qu’un Nicolas Hulot ?

Pourquoi je dis oui quand je pense non ?

Pourquoi une Europe à 28 ?

Pourquoi 2 000 marques de produits si différents pour cette entreprise, quel est son cœur de métier ?

Gauche et Droite s’opposent, où est la cohérence ? La Gauche « parti du cœur », la Droite « parti de l’argent », où est la cohérence ? Peut-on désirer un pays sans argent, sans richesse, sans générosité, sans économie (qui est le propre du partage) ? En quoi l’argent s’oppose à la générosité ? En quoi la pauvreté est synonyme d’honnêteté ?

En quoi l’économie et (donc le partage) est synonyme d’exploitation ?

COHERENCE, COHERENCE … tout ceci est un non-sens.

Signe des temps, la demande d’ostéopathes et de coachs s’est fortement développée en 15 ans, preuve d’unevéritable nécessité de réaligner en cohérence toutes les « colonnes vertébrales » qu’elles soient de l’esprit, du squelette, de la pensée, de la vision.

Ce n’est donc pas « qui nous sommes » qu’il nous faut combattre mais l’incohérence de nos systèmes de pensées, d’organisation et de croyances, véritables carcans qui nous emprisonnent.

Qui est concerné ?

TOUS les individus, TOUTE l’humanité dans TOUS les pays. TOUTES  les cultures, TOUS  les systèmes – qu’ils soient politiques, familiaux, religieux, d’entreprise, juridiques, de gouvernance, associatif, syndicalistes …

TOUT et TOUS, comme un éveil de conscience planétaire.

Nous nous devons de revenir au cœur, questionner nos incohérences et avoir le courage de nous en libérer.

Nous devons retrouver notre Centre.

Car au cœur est la cohérence, la cohésion, notre dignité humaine.